Résident AEFE…. c’est quoi ça ?!

Après mon article autour des contrats de profs à l’étranger et de mes déboires administratifs, me voilà donc dans la phase du résident AEFE en devenir… Sur le papier, j’ai bien compris l’idée (ben oui je me suis renseignée quand même!) mais il y a la théorie et la pratique hein !?

Me voilà donc, je le répète, nominée dans la catégorie premier rôle féminin de la PE reconnue à l’étranger… Après les larmes de joie, le discours aux amis et à la famille, le partage de la bonne nouvelle, l’affichage sur la porte du frigo de l’arrêté de détachement, on retourne à nos documents administratifs (et oui, fallait pas croire que c’était fini cette histoire de papiers !!!!!). Pour être résidente AEFE, comme le nom l’indique il faut résider dans le pays… ah merde j’habite en Thaïlande ? y’aurait pas comme un cheveu dans la soupe ? Donc pour être résidente AEFE, tu dois attendre décembre, soit 3 mois dans le pays… Ok tout le monde suit ? Ca veut dire quoi ? Ca veut dire que les trois premiers mois tu es en contrat local ! Tu cotises pas, tu paies ton assurance maladie, et t’es payée au lance-pierres… Oh ! On m’aurait mentie ?

Après cette période probatoire on te donne enfin ton statut de résidente, mais bon tu t’en fous toi parce que c’est un peu les trois premiers mois que t’as pas une thune que tu dois t’installer, acheter des meubles, une voiture,… Ben tu feras avec parce que t’as pas le choix. Certaines écoles sont plus conciliantes que d’autres, vérifie auprès d’elles les conditions d’accueil et de salaire sur ce premier trimestre…

Donc à partir de décembre, ça y est, tu l’es… you did it ! Attention, n’oublie pas de résilier ton assurance maladie, ta mutuelle, et tout le tralala sinon tu vas payer double ! A partir de maintenant l’état te prélève tes cotisations sur salaire comme en France, c’est le retour en fanfare des impôts ! Résidente donc mais légèrement déboussolée par ces multiples changements administratifs….

Et quand on débarque comment ça se passe ? Si comme moi tu rêves d’horizons lointains en voie de développement et non de pays occidentalisés de l’hémisphère nord, il se peut que le gentil monsieur de l’AEFE en charge de ton dossier t’annonce qu’il te faut faire un passeport de service ! Re-merde mais qu’est ce que c’est que ça encore? Et bien c’est un passeport qu’on te donne parce que tu es en mission (oui oui en mission) dans un pays « difficile » (exquise parabole pour dire dangereux, vive le langage positif !). Moi je vais au Guatemala et visiblement l’idée que se fait le monde de ce pays est digne de la saison 1 de Narcos. Gangs, violence, zones de non-droits etc… un vrai film de guerre. En vrai, le Guatemala c’est dangereux dans la capitale et après c’est la campagne genre Midi-Pyrénées… Enfin bon bref on s’éloigne du sujet: le passeport de service ! Moi très scolaire je remplis les papiers et là je comprends qu’il faut que j’aille à l’ambassade de France à Bangkok le faire ou attendre d’être en France en juillet… Premier dilemme ? Faire un aller-retour à Bangkok ça me fait pas rêver mais, est ce qu’en France j’aurais assez de temps pour avoir mes papiers ? oh la la j’ai mal à la tête … et j’ai toujours pas décidé entre la peste et le choléra ce que je préférai…

Toujours en pleine réflexion existentielle, surfant sur la toile, comparant les prix des billets d’avion à destination de Bangkok et envoyant des mails à l’ambassade de France, j’apprends qu’avant de partir je dois faire mon visa sur le fameux passeport de service ! Alors évidemment qu’il n’y a pas d’ambassade du Guatemala en Thaïlande, donc faut le faire en France à Paris ! Mais oui, mais non, moi j’habite à Toulouse pas à Paris,… on en parle du prix des billets de TGV en France ? encore un aller-retour à mes frais …. Bref le parcours du combattant continue.

Non non je n’essaie pas de te dégoûter de l’aventure, et je suis contente d’avoir obtenu ce poste à la rentrée, mais quand on est novice sur ce type de postes on a quelques déconvenues… Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage. Je suis ravie de découvrir le Guatemala et mes nouveaux collègues pour 3 ans. Au final, ces petites frasques administratives ne seront que des anecdotes à raconter autour d’un apéro (sans fromage évidemment puisqu’à l’étranger y’en a pas !).

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s