Partir ailleurs: le sacrifice d’une vie sans fromage !

Ne t’inquiète pas cet article n’est pas un article autour du fromage mais un article sur la vie à l’étranger en général. Qu’est ce qui nous manque ? Les coups de mou, les coups de blues, la nostalgie…

Si tu demandes à Juju pourquoi c’est difficile parfois de vivre à l’étranger, il te dira que l’abstinence fromagère et charcutière est un véritable sacrifice ! C’est vrai, ces petits riens parfois te donnent le mal du pays… Fini les soirées vin et fromage, fini les raclettes et les tartiflettes, fini la gastronomie française…. Il n’y a plus cette petite madeleine de Proust, qui nous réconforte tous quand le moral est en baisse. Spécialement en Asie où clairement le fromage se nomme « Beuuuuuurrrrkkkk » pour les thaï et où tu passes pour un fou quand tu te délectes d’un morceau de camembert !

Mais la question n’est pas là même si j’avoue que le riz à tous les repas ( oui à TOUS les repas) c’est parfois compliqué. Vivre à l’étranger est un choix et aussi un renoncement. On abandonne les amis, la famille, les habitudes… plus de repères, plus de culture commune, plus de coups de fils aux copains pour se raconter sa vie le soir. Au début, on est excités, on se rend pas compte, on flotte au dessus du sol, on découvre, on s’émerveille. Mais le quotidien reprend ses droits, on part au travail tous les matins, on paie les factures comme en France sauf que… on n’est pas en France. Une galère ? Débrouille toi ! Un mauvais moment ? Ça va passer ! Et oui, à vouloir être libre on apprend l’indépendance… C’est quoi le pire me direz-vous ? chacun répondra différemment à cette question, mais pour moi le pire c’est les amis qui sont restés en métropole. Et si ils nous oublient ? Et si ils nous rejettent ? Et si, et si et si ….

Et bien tu sais quoi ? C’est exactement ce qui risque d’arriver, la peur n’est pas infondée. Tu es parti mon ami, ne t’attends pas à ce que le monde s’arrête de tourner pendant ton absence. Partir c’est un peu un deuil, ou un ménage de printemps si tu es quelqu’un d’optimiste. Y’en a qui restent, les indéfectibles amis seront toujours là contre vents et marées, que tu sois à côté ou à 10 000 km. Et puis il y a les relations qui s’estompent, se délitent, se diluent et s’effacent enfin. Et il y a aussi les surprises, ces copains que tu n’attendais pas et qui, finalement, sont là, curieux et attentifs à ta nouvelle vie !

Être expatrié c’est devenir résilient, il faut accepter ce flot de changements et ne pas se laisser parfois envahir par la colère ou la frustration. On a tous ce moment: « Je suis incompris, les autres s’en foutent de ce que je vis, même pas un message pour prendre des nouvelles…les salauds! »Mais à bien y réfléchir, nous aussi, on n’envoie pas de message de façon régulière, nous aussi, on est occupés, nous aussi parfois on s’en cogne de ce qu’ils font les autres ! Et petit à petit tu deviens philosophe mon ami…

2 commentaires

  1. Je crois que j’aurai pu écrire cet article…Moi aussi, quand mes amis m’envoient une photo d’un de leur soirée vin-fromages (ah les enf**** !) et bien j’ai le coeur qui se serre. Ou quand finalement tu les revois l’été, quand tu rentres en France, et que tu sens s’immiscer de façon pernicieuse un léger décalage, qui, tu le sais, ne fera que croitre de mois en mois. Oui c’est chouette l’expatriation, mais faut pas croire, c’est pas non plus le monde des bisounours !

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